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Chevalier banneret Sébastien
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Soldat Thomas
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Lions de Guerre
Soldat Cédric

Cédric est né en 1330 dans la région de Tolosa. Fils de paysan, il a passé son enfance à aider ses parents à élever des moutons.
Il a connu la ville de Tolosa lors des grands marchés où son père venait vendre la laine. Les affaires de la famille marchaient plutôt bien en cette époque, à tel point que son père s’installa dans un quartier de la ville et devint commerçant, faisant l’intermédiaire entre producteurs de laines et acheteurs.
Mais la peste vint mettre un terme à cette vie paisible. A cette époque le tiers de son quartier fut atteint par cette épidémie. Cédric avait alors 18 ans lorsque ses parents furent emportés.
Afin de ne pas être atteint à son tour, il décida de quitter Tolosa. Il retourna dans les champs avoisinants, en bordure des forêts qui entouraient alors toute la ville. Elever des moutons, était le seul métier qu’il avait appris, et la seule chose qui lui était alors venue à l’esprit suite à la perte du commerce familial.
Pendant plusieurs années, il fut épargné par la guerre qui faisait rage entre les couronnes de France et d’Angleterre. La vie semblait douce à nouveau, surtout depuis son mariage avec une fille du pays. Ils attendaient un enfant et parvenaient à survivre de leur élevage. Malheureusement la guerre les rattrapa. Un jour une escouade anglaise passa près de chez lui et vola l’ensemble de ses bêtes. Par chance, sa famille et lui avaient été épargnés. Pour un moment au moins. Car la famine qui jusqu’alors ne les avait pas atteint, devint ce jour leur plus grand péril.
C’est ainsi que Cédric en arriva à devenir hors-la-loi. Non en bandes pour harceler les commerçants et voyageurs, mais braconnier, sur les terres de son seigneur, Sire Sébastien, le chevalier Banneret.
Un jour qu’il était tiraillé par la faim, il se décida à retourner chasser le gibier dans la forêt environnante. Il prit sa lance, celle que son père avait acheté sur un marché de Tolosa pour défendre sa famille, et s’en alla la honte d’être devenu un « voleur » en tête.
Ce jour là, en se levant le matin, sa femme avait eu un mauvais présage. Elle lui avait recommandé de ne pas partir, mais Cédric sachant celle-ci dans son dernier mois de grossesse, ne pu se résoudre à la laisser jeûner. Il suivait la piste d’un jeune chevreuil depuis 2 heures quand il entendit un bruissement de feuilles et de branches tout près. Il n’eut à peine le temps de se retourner qu’il aperçut un sanglier se ruant littéralement sur lui. Instinctivement il se mit en position d’affronter l’animal. Le corps légèrement de profil, les jambes fermement ancrées dans le sol et la lance tendu en avant.
L’impact fut rude, plus rude qu’il ne l’avait prévu. Cédric fut projeté à terre avec une violence terrible. En retombant, il sentit une intense douleur au genou droit. Il savait d’ores et déjà qu’il s’était blessé. Avec horreur il vit l’animal rugissant s’approcher de lui, de l’écume aux lèvres, plein de fureur et de sauvagerie dans le regard. Une seconde se passa qui lui sembla une éternité, puis une gerbe de sang jaillit de sa bouche, et le sanglier tomba sur le flanc, terrassé. Avec soulagement, Cédric reconnut sa lance, qui dépassait du flanc de la bête. A l’impact, celle-ci lui avait échappée des mains, et sous la violence du coups, il n’avait pu réaliser si son attaque avait porté. Groggy, à moitié assommé et blessé, il s’évanouit.
Il fut sorti de sa torpeur par Sire Sébastien et sa troupe qui patrouillait sur ses terres à la recherche de quelque escouade anglaise. Ce dernier hésita à juger et condarner ce braconnier. Il avait d’autres soucis à gérer et faire couler le sang de ses gens, souffrant d’une guerre qui s’éternisait, ne lui avait jamais plu.
Il proposa alors un marché à Cédric. On le soignerait, lui permettrait de garder son trophée, et l’aiderait à rentrer chez lui. Mais à la fin de l’hiver, lorsque l’armée à nouveau se mettrait en marche, on viendrait le chercher, et il devra faire son devoir de soldat.
C’est partagé entre la reconnaissance et une désagréable impression d’être manipulé qu’il accepta l’offre qui lui était faite.
Six mois s’étaient écoulés depuis cette rencontre. Sa femme avait donné naissance à un fils et tous trois avaient vécu un hiver rude mais heureux.
Un jour, Cédric aperçut au loin les silhouettes qu’il redoutait. L’host de Sire Sébastien approchait, il était temps pour lui d’honorer sa parole…



